Entre deux cours, deux projets et deux rythmes de vie, je me retrouve toujours dans les mêmes endroits : sur la route, et derrière un objectif.
La moto, c’est ma façon de respirer. Le casque se ferme, le monde baisse le volume, et tout devient plus simple : une trajectoire, une vitesse juste, un horizon qui bouge. J’aime ce mélange rare de liberté et de précision, ce moment où l’on apprend à écouter — la machine, le vent, la route — comme si chaque virage avait quelque chose à raconter.
La photo, c’est l’inverse… et pourtant c’est pareil. Là où la moto file, la photo retient. Je capture ce qui passe trop vite : une lumière qui tombe bien, un détail qu’on ne remarque qu’une seconde, un regard, une ambiance. Photographier, c’est prendre le temps de voir vraiment — et transformer un instant ordinaire en souvenir net, presque vivant.
Entre la moto et la photo, il y a le même moteur : la curiosité. L’envie d’aller plus loin, d’explorer, de raconter autrement. Parfois je roule pour trouver un paysage, parfois je photographie pour garder une sensation. Dans les deux cas, je cherche ce petit frisson : celui d’être exactement à ma place, en mouvement… ou en silence.